carte de la siberie et ses pays voisins

carte de la siberie et des pays voisins". d'apres de la marine. xviiieme. encadree. 30 x 40 cm a vue.(3eme etage - hall d'entree). vente aux encheres sans prix de reserve de l'entier mobilier et equipement du siege d'une banque privee. vente aux encheres sans prix de reserve dont: plusieurs centaines de pieces en or, argent et bronze - tapisserie CARTEDE LA SIBERIE Et des Pays voisins Par le S. Bellin Ing. de la Marine Echelle de deux Cents lieues communes La Route de Mr Delisle de Moskow à Berezow est marquée par des Points.. et l'on na pu marquer que les principaux lieux. (b.g.) Données sur l'exécution: Siècle ou millénaire : 18e siècle: Administration: Localisation de l'objet : musée du Nouveau Monde (La Rochelle, bât Citerce document. Jacques Nicolas Bellin, « Carte de la Sibérie et des pays voisins : pour servir à l'Histoire générale des voyages », e-rara : portail des imprimés anciens des Cartede La Sibérie, Et des Pays voisins, par S. Bellin. BELLIN, J. N. Mettre de côté . Vendeur Krul Antiquarian Books (Hoofddorp, Pays-Bas) Vendeur AbeBooks depuis 14 octobre 2005 - Carte De La Siberie Et des Pays voisins pour servir a l'Histoire general des Voyages . . ., 1754, Jacques Nicolas Bellin, v2, Vintage Wall Art : Pinterest. Today. Explore. When the auto-complete results are available, use the up and down arrows to review and Enter to select. Touch device users can explore by touch or with swipe gestures. Log in. Sign up. nonton film spider man far from home netflix. Le mot cosaque » dans les langues turques signifie homme libre, personne en quête d’aventure, vagabond ». Il est à noter que la dénomination du peuple moderne des Kazakhs vient aussi de cette est impossible d’avancer avec certitude la date d’apparition des Cosaques, bien qu'il soit d'usage de la situer au XVe siècle, quand sous ce nom ils ont activement commencé à être mentionnés dans les documents l'image du Cosaque est inextricablement liée à celle du cheval, mais à l’origine, tous n’étaient pas des cavaliers. Jusqu'à une époque tardive, les détachements cosaques pédestres ont en effet existé.>>> La cosaque attitude» entre sarouel, papakha et esprit guerrierUn insatiable désir d’indépendanceTout d'abord, la fuite de l'oppression des seigneurs féodaux, la famine, la sécheresse, la maladie, la persécution des Vieux-Croyants et d'autres malheurs ont forcé les gens actifs et énergiques de toute la Russie à partir à la recherche d'une meilleure vie dans les steppes agitées d’Europe orientale, qui n’appartenaient alors à personne, en aval des fleuves Dniepr, Don, Terek, Volga et Oural. Là, sur les rives de ces grands cours d’eau, se sont formées des milliers de communautés cosaques autonomes, qui étaient constamment en guerre avec les États et les tribus proches. Les Cosaques ont, il est vrai, réussi à se battre contre tous leurs voisins tsarat de Moscou, khanat de Crimée, Turquie et république des Deux Nations polono-lituanienne, et, quand nécessaire, à conclure des alliances temporaires avec leurs anciens ennemis. Contrôlant de nombreuses routes commerciales, les Cosaques récoltaient un tribut pour le passage des caravanes à travers leurs territoires, et parfois se contentaient de les Cosaques zaporogues écrivant une lettre au sultan de Turquie Ilia Répine Qui étaient les cosaques génétiquement parlant ? Les chercheurs modernes ont tendance à affirmer qu'en plus de la composante russe et slave orientale évidente dans leur ethnogenèse, les Turcs et les Caucasiens ont participé à leur héritage chez ce peuple, l’on trouve fréquemment aujourd'hui des individus aux cheveux et yeux noirs. Les Cosaques ont toujours parlé entre eux dans des dialectes de la langue russe, compréhensibles, à l'exception de certains mots, pour les autres habitants de la Russie. Ils n’ont, outre cela, jamais eu d'identité nationale singulière, mais possèdent une forte identité de classe et de confession orthodoxe.Aujourd'hui, les Cosaques se considèrent comme des Russes, parfois avec une petite touche en plus. Dans de tels cas, les spécialistes parlent d’ailleurs de sub-ethnie ».Leur foi orthodoxe a finalement placé les Cosaques sous la protection du tsarat de Moscou, puis de Russie, d'abord comme vassaux. Les territoires cosaques étaient toutefois régis par leurs propres lois internes, une sorte de démocratie cosaque. Les Cosaques choisissaient des commandants parmi les leurs, mais ce, uniquement pour la durée des campagnes militaires. En temps de paix, tous étaient jugés l’État cosaque sur le Dniepr aux XVIe-XVIIIe siècles était appelé par les voyageurs européens de l'époque la République chrétienne », ces derniers y trouvant beaucoup de similitudes avec les ordres chevaleresques.>>> Krasnodar à la croisée des mondes entre Cosaques, bourgeoisie et balades ensoleilléesCependant, le pouvoir tsariste des XVII-XVIIIe siècles n'a cessé de faire pression sur les Cosaques, dans le but de limiter par tous les moyens possibles leur liberté, ce qui a naturellement provoqué de féroces réactions. Les atamans chefs cosaques ont ainsi à plusieurs reprises mené des soulèvements contre Moscou, encourageant des émeutes et des milliers de paysans d'abord Stepan Razine a dirigé une rébellion majeure contre le tsar Alexis Ier en 1670-1671, puis Kondrati Boulavine contre Pierre le Grand, et ensuite Emelian Pougatchev contre Catherine II. L’État cosaque du Dniepr a justement été dissous au XVIIIe siècle en raison de son entêtement. Les Cosaques fidèles à l’impératrice russe se sont alors installés dans le Kouban Caucase du Nord, tandis que les autres sont partis pour le territoire de l'Empire ottoman, formant l’État cosaque du Danube, fidèle au sultan turc, et certains ont même atteint la Voïvodine aujourd’hui province de Serbie, où ils sont entrés au service des Habsbourg sur la frontière vent de l’estSur fond de ces relations tumultueuses, en temps de paix les tsars ont pourtant utilisé les Cosaques pour étendre le territoire impérial. Leur rôle dans la conquête et le développement de l'Oural, de la Sibérie et de l'Extrême-Orient, et donc dans la formation de l'Empire russe, a été crucial. De nombreuses grandes villes ont été fondées par des Cosaques, y compris les capitales actuelles de régions russes, à l’instar d'Irkoutsk, de Khabarovsk, d’Omsk, de Tomsk, d’Iakoutsk, de Blagovechtchensk, de Petropavlovsk-Kamtchatski, d’Orenbourg, de Krasnoïarsk, de Krasnodar et même de Grozny. Les cosaques ont ainsi atteint l'océan Pacifique et cela ne les a pas arrêtés en 1648, le Cosaque Semion Dejniov a rejoint l'Ouest de l’Amérique, permettant à la Russie de s’étirer jusqu’à l’ Cosaques, tout comme les marchands, industriels et militaires russes, ont grandement contribué à la mise en valeur des territoires du Kazakhstan actuel ils ont fondé la cité d'Ouralsk dans l'Ouest de cette contrée, ainsi que la capitale historique du pays, Almaty, qui avant la Révolution était appelée Verny.>>> Papakha, le chapeau qui ne tombe qu'avec la têteLa conquête des vastes régions de l'Eurasie, qui font aujourd'hui partie intégrante de la Russie et constituent la base de son économie c'est là que se concentrent les principales réserves de pétrole, de gaz, d'or et d'autres minerais, a eu lieu, d'une part, avec le soutien, la compréhension stratégique et l'instruction directe de la cour impériale russe et, d'autre part, elle était conforme au désir que nourrissaient les Cosaques de mener une vie indépendante et libre à distance du tsar et des est en outre impossible d'ignorer le fait que, de par leur nature rude, les cosaques ayant été élevés comme des guerriers dès leur enfance, dans leur traitement de la population locale ils se distinguaient par leur dureté et parfois même leur cruauté. Néanmoins, les fondements de la coexistence pacifique du peuple russe et des autochtones dans les terres colonisées ont également été posés par les Cosaques, qui n'ont jamais exterminé les indigènes, comme cela a été fait à grande échelle par les Européens de l'Ouest lors de la colonisation d’autres parties du des peuples autochtone de l'Oural, de la Sibérie ou de l'Extrême-Orient n'a ainsi été exterminé pendant la colonisation d’éliteAprès la fin du soulèvement d’Emelian Pougatchev, les autorités impériales ont décidé de ne plus entrer en conflit avec les Cosaques. Ces derniers ont donc définitivement pu s’imposer en tant que classe militaire puissante. On ne devenait cependant plus Cosaque, ce rang étant dorénavant inné. Leur devoir principal était alors de garder les frontières de l'Empire et de rejoindre les campagnes militaires. Pour leur service, les Cosaques bénéficiaient des privilèges du tsar d'immenses parcelles de terre, exonération fiscale, autonomie interne, et même autonomie territoriale des Cosaques du Don, regroupés dans l’unité administrative de l’oblast de l'armée du Don. Les autorités impériales ont de cette manière obtenu leur soutien inconditionnel désormais, les Cosaques étaient l'une des classes les plus loyales envers le souverain de l'Empire russe et, en parfaits guerriers, se montraient toujours prêts à verser leur propre sang et celui des autres pour le tsar et la foi orthodoxe ».La famille de chaque jeune Cosaque du Don devait lui acheter un cheval, une lance, un sabre, un fusil, un poignard, deux revolvers, et deux ensembles d'uniformes d'été et d'hiver.>>> La danse du sabre, cette surprenante tradition des femmes cosaques russesC'est le XIXe siècle qui se révèlera être l’apogée des Cosaques. C’est en effet aux côtés des Cosaques du Don de l'ataman Matveï Platov que l'armée russe a vaincu Napoléon et pris Paris, ancrant à jamais dans l’esprit collectif du monde entier cette image de cavalier intrépide et invincible. Ce sont par ailleurs les Cosaques qui, sous le règne de Nicolas Ier, ont réprimé les soulèvements non seulement en Russie en actuelle Pologne, mais aussi sauvé l'empire voisin des Habsbourg en 1848 face aux Hongrois rebelles. Ici, les Cosaques se sont retrouvés du même côté que les Serbes, sujets autrichiens restés fidèles à Vienne. En 1878, les Cosaques, avec l'armée russe, ont en outre vaincu les Turcs ottomans et apporté la liberté finale aux peuples des Balkans Bulgares, Serbes et à Paris, 1814-1815 Getty Images Les Cosaques ont par la suite participé à la répression des mouvements populaires et combattu courageusement sur les fronts de la Première Guerre mondiale et de la guerre russo-japonaise. À partir de 1918 cependant, leurs terres ont été le théâtre d’un terrible drame, une guerre civile sanglante. Toutefois, l'histoire des Cosaques au XXe siècle mériterait en réalité un récit à part entière. Dix faits intéressants- L'empereur russe Paul Ier, dans le cadre de son alliance avec Napoléon, a envoyé des Cosaques conquérir l'Inde, mais sa mort a interrompu cette campagne La façon des Cosaques de chevaucher leur monture impliquant des mouvements synchronisés avec l’animal et leur selle caractéristique sans archet haut ont suscité l’admiration de Napoléon Bonaparte et de ses Les Cosaques, contrairement à la cavalerie européenne, n'utilisaient pas d'éperons et dirigeaient les chevaux avec des fouets de cuir appelés nagaïka ».- Les chevaux cosaques se distinguent par leur endurance et leur beauté. - Les Cosaques du Don sur les peintures anciennes sont reconnaissables par la couleur bleue et les bandes rouges de leurs uniformes et par leurs Les Cosaques du Terek et du Kouban ont adopté beaucoup de caractéristiques des peuples caucasiens qui les entouraient. Cela s'applique aux vêtements, aux danses, aux armes, Le chah persan disposait de sa propre brigade cosaque, calquée sur celles de Russie et dirigée par un officier Parij nom de Paris en russe est le nom d'un village de la région de Tcheliabinsk, dans l'Oural, donné en l’honneur des Cosaques locaux ayant participé à l'assaut contre la capitale française en cet autre article, retrouvez des photographies d’époque présentant des Cosaques du XIXe droits sur cette publication sont la stricte propriété du journal Rossiyskaya Gazeta. Dans le cadre d'une utilisation des contenus de Russia Beyond, la mention des sources est obligatoire. Recevez le meilleur de nos publications hebdomadaires directement dans votre messagerie. La Russie semble avoir fait le choix d'une invasion totale. Infographie L'Express Article Abonné "Je suis certain que les forces armées russes vont remplir leur mission de manière professionnelle et avec courage." Ce jeudi 24 février à l'aube, à la télévision russe, Vladimir Poutine a annoncé une offensive militaire massive et coordonnée en Ukraine. Une opération que les dernières semaines de pourparlers diplomatiques et le déploiement de l'armée russe le long des frontières ukrainiennes et biélorusses laissaient présager. L'allocution du président russe a été suivie d'une attaque par voie terrestre dans l'est du pays. Des bombardements avaient débuté un peu plus tôt dans la nuit. Les différents points d'attaques russes en explosions ont été entendues dans plusieurs grandes villes ukrainiennes, notamment dans la capitale, Kiev, ou à Odessa, dans le sud. Plusieurs centres de commandements et bases militaires semblaient être visés par les tirs russes. Des assauts suivis de plusieurs attaques cyber. Un ensemble d'opérations qui ont contraint des milliers de citoyens ukrainiens à se réfugier dans des stations de métro ou à prendre la fuite par la route. La Russie s'est rapidement félicitée d'avoir détruit les bases aériennes et la défense antiaérienne ukrainiennes, tout en assurant qu'elle ne visait pas les civils. Les répercussions se font toutefois déjà ressentir sur la vie quotidienne l'espace aérien a été fermé, des coupures d'électricité et du réseau Internet sont récurrentes, et les autorités ukrainiennes ont appelé les habitants à rester chez eux après l'introduction de la loi martiale. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, a qualifié l'offensive d'"invasion de grande ampleur". Emmanuel Macron a quant à lui parlé de "guerre". Offre limitée. 2 mois pour 1€ sans engagement Comment les troupes russes sont entrées en Ukraine ?Dans le milieu de la matinée, il ne faisait plus de doute que les chars russes sont entrés dans le territoire ukrainien, comme l'ont confirmé les garde-frontières dans un communiqué "Des véhicules militaires russes, y compris des blindés, ont violé la frontière dans les régions de Tcherniguiv nord, frontière biélorusse, Soumy nord-est, frontière russe, Lougansk et Kharkiv est, frontière russe." C'est bien le scénario d'une invasion totale qui semble avoir été privilégiée par l'état-major du Kremlin. Un assaut préparé depuis plusieurs semaines par Vladimir Poutine et redouté par les Américains. CarteDario Ingiusto / L'ExpressAu cours des derniers mois, la Russie a déployé des centaines de chars, d'artillerie automotrice et même de missiles balistiques à courte portée aussi bien sur son territoire qu'à la frontière ukrainienne. Les images satellites renseignant les mouvements des véhicules de guerre au gré de l'évolution de la stratégie militaire l'attestent. Au moins 130 000 militaires ont été mobilisés. L'ensemble de l'armée russe pourrait être déployé, notamment pour occuper certaines métropoles en cas de prise de contrôle. "Le coût politique et militaire d'une telle opération serait absolument gigantesque pour Poutine", nous confiait François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique FRS et auteur de l'essai Retour de la guerre Odile Jacob, 2021, fin janvier. Grâce à ses manoeuvres hivernales, la Russie s'est ouvert trois portes d'entrée vers le territoire de son voisin via la Biélorussie, à l'est, et dans le sud via la mer Noire. Trois canaux employés cette nuit. Que sait-on des déploiements de troupes russes ?Le déploiement militaire russe autour de l' Ingiusto / L'ExpressDans le sud du pays, à 300 kilomètres de Sébastopol, capitale de la Crimée annexée par la Russie depuis 2014, la ville d'Odessa a été bombardée. Une série d'explosions a également été répertoriée à Kramatorsk, ville de l'est qui sert de quartier général à l'armée ukrainienne, et à Kharkiv, deuxième ville du pays, dans l'Est également. Des images capturées par des systèmes de vidéosurveillance ou diffusées par des internautes sur les réseaux sociaux montrent l'avancée de chars depuis la frontière russo-biélorusse, prenant la route qui mène à la capitale, Kiev. L'ensemble de ces offensives est le fruit d'une politique d'expansion de la Russie qui grignote le territoire de ses voisins depuis trois décennies. Depuis moins d'une décennie, le régime russe est parvenu à obtenir des positions dans l'est de l'Ukraine en soutenant les milices sécessionnistes prorusses dans les régions de Donetsk et de Lougansk. Un soutien qui s'est renforcé, ces derniers jours, puisque le président russe avait reconnu, lundi, l'indépendance des deux "républiques" autoproclamées. La Russie profite aussi d'un autre soutien apporté à un territoire limitrophe. En tendant la main au président autoritaire biélorusse, Alexandre Loukachenko, lorsqu'il était secoué à l'automne 2020 par un soulèvement populaire, Vladimir Poutine s'est rapproché d'un voisin profitable. Si la Biélorussie a précisé, ce jeudi matin, ne pas prendre part militairement à l'offensive russe, le pays a servi de base arrière à l'armée russe pour préparer son attaque. InfographieDario Ingiusto / L'ExpressPour riposter, l'armée ukrainienne ne dispose pas de moyens militaires comparables à ceux de son adversaire. Face aux 2 840 tanks de l'armée russe, l'Ukraine en possède moins de 1000. Ses forces vives sont deux fois moins nombreuses et la Russie possède 150 missiles balistiques quand l'Ukraine en détient 90. Face à la force de frappe russe, les forces ukrainiennes pourraient très vite être éparpillées aux quatre coins du pays. Face à la menace, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a appelé à créer "une coalition anti-Poutine" pour "contraindre la Russie à la paix", à l'issue d'entretiens avec les dirigeants américain, britannique et allemand. Vladimir Poutine a déjà anticipé un ralliement militaire européen ou américain à son allié et le chef d'Etat s'est montré menaçant "Quiconque entend se mettre sur notre chemin ou menacer notre pays et notre peuple doit savoir que la réponse russe sera immédiate et aura des conséquences jamais vues dans votre histoire." En fin de matinée, l'armée russe annonçait avoir réalisé des gains territoriaux face à l'Ukraine. Au moins 40 soldats et une dizaine de civils ont été tués jeudi aux premières heures de l'invasion russe de l'Ukraine, a annoncé à la presse un conseiller de Volodymyr Zelensky. L'armée ukrainienne affirme quant à elle avoir tué une cinquantaine d'"occupants russes". Que va faire Vladimir Poutine maintenant ?La décision de Poutine de reconnaître formellement les revendications territoriales des républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk lui permet de justifier une nouvelle invasion de l'Ukraine au-delà de la ligne de contact existante. Cela pourrait, à son tour, être le prélude à un conflit plus large. Le scénario le plus agressif, celui d'une offensive totale visant à prendre le contrôle de l'ensemble du territoire ukrainien, est le moins probable aux yeux des experts. "Même si Poutine parvenait à défaire les forces militaires ukrainiennes et à occuper l'ensemble du pays - ce qui n'est pas certain -, il continuerait à faire face à une résistance accrue de la population. Ses troupes pourraient compter de nombreuses pertes et risqueraient de s'enliser dans le pays", considère Tomas Ries, professeur de sécurité et de stratégie à l'Ecole supérieure de la défense nationale Försvarhögsklan de Stockholm, en Suède. La Russie a attaqué l'Ukraine en ne se contentant pas d'envahir le L'ExpressPoutine pourrait également se contenter de reconstituer la "Novorossia" "Nouvelle Russie" de l'époque impériale. Ce scénario implique également une mobilisation des forces russes à grande échelle, même si l'objectif serait plus limité. Cela se traduirait par une prise de contrôle de la zone russophone dans l'est et le sud de l'Ukraine. Ce qui permettrait la jonction terrestre entre la Russie et le territoire moldave séparatiste de Transnistrie prorusse, non reconnu par la communauté internationale. UkraineInfographie L'ExpressAutre hypothèse établir la jonction terrestre entre la Crimée et le Donbass. Dans ce scénario, la Russie poursuivrait son grignotage de l'Ukraine en annexant purement et simplement le Donbass - ce qui n'est pas le cas aujourd'hui -, et en créant un "pont terrestre" reliant cette région à la Crimée. L'objectif serait ici d'ouvrir une nouvelle route vers la péninsule annexée en 2014, qui n'est actuellement reliée à la Russie que par un pont construit sur le détroit de Kertch à l'extrême est de la Crimée, en direction de Krasnodar. UkraineInfographie L'ExpressQuel est le rôle de Nord Stream 2 ?Le mardi 22 février, le chancelier allemand Olaf Scholz a suspendu le processus de certification du gazoduc Nord Stream 2 en réponse à la reconnaissance par la Russie des deux républiques autoproclamées. Annoncé pour la première fois en 2015, le gazoduc de 11 milliards de dollars 9,9 milliards d'euros appartenant au géant russe de l'énergie Gazprom a été construit pour transporter du gaz depuis la Sibérie occidentale à Lubmin jusqu'au nord-est de l'Allemagne, doublant la capacité existante du gazoduc Nord Stream 1 et permettant de garder au chaud 26 millions de foyers allemands à un prix abordable. CarteDario Ingiusto / L'Express Les plus lus OpinionsLa chronique de Pierre AssoulinePierre AssoulineEditoAnne RosencherChroniquePar Gérald BronnerLa chronique d'Aurélien SaussayPar Aurélien Saussay, chercheur à la London School of Economics, économiste de l'environnement spécialiste des questions de transition énergétique 1 résultats Passer aux résultats principaux de la recherche Type d'article Tous les types d'articles Livres Magazines & Périodiques Bandes dessinées Partitions de musique Art, Affiches et Gravures 1 Photographies Cartes Manuscrits & Papiers anciens Etat Tous Neuf Ancien ou d'occasion Reliure Toutes Couverture rigide Couverture souple Particularités Edition originale Signé Jaquette Avec images Sans impression à la demande Pays Evaluation du vendeur Tous les vendeurs et plus et plus et plus Kupferstich von N. Bellin, 1779, 27,5x45 cm Faltspuren *Auf Wunsch senden wir natürlich gerne ein Foto per e-mail zu. Devenu indépendant en 1991, après avoir rejoint l’Empire tsariste au XVIIIe siècle puis l’URSS, le Kazakhstan souhaite désormais entrer dans une nouvelle phase de son développement. Après les violentes émeutes de janvier dernier, qui ont déstabilisé le gouvernement et contraint le président à faire appel à ses voisins, dont la Russie, pour rétablir l’ordre, le pays poursuit les réformes constitutionnelles engagées en 2019. Une situation géographique unique S’il n’est peuplé que de 22 millions d’habitants, le Kazakhstan est le 9e plus grand pays du monde en termes de superficie et celui qui dispose du plus grand PIB en Asie centrale. Frontalier de la Russie et de la Chine, il borde également la mer Caspienne, où se trouvent d’importants gisements de pétrole. Par la Caspienne, il est voisin de l’Iran et de l’Azerbaïdjan et se trouve ainsi en prise directe avec les événements du Caucase. C’est donc un très large pays, que la géographie place au centre de l’Eurasie et au cœur des nouvelles routes de la soie. Raison pour laquelle Xi Jinping y a officiellement lancé le programme de la BRI Belt and road initiative en 2013 à Astana. Renommée Noursoultan en 2019, la capitale du Kazakhstan est une immense ville nouvelle édifiée à partir des années 1990. Si la ville officielle a été créée en 1830, elle n’était qu’une petite ville au milieu de la steppe avant de devenir la capitale du nouvel État indépendant. Les plus grands architectes sont venus travailler dans la capitale, dont Norman Foster, à qui l’on doit entre autres la tour Bayterek le grand peuplier et le palais de la paix et de la réconciliation. Avec près de 50 immeubles de plus de 100 mètres de haut, Noursoultan est la ville d’Asie centrale qui compte le plus de gratte-ciel. Les architectes ont réussi à conserver un style kazakh à ces immeubles de verre et de hauteur, soit par le choix des couleurs soit par l’insertion de certains motifs, ce qui évite de donner un style international neutre et apatride. Reste qu’avec des hivers très rigoureux et un gel persistant 6 mois sur 12, la vie est rude dans la capitale kazakhe. Réformes politiques La volonté de l’actuel gouvernement est de faire entrer le pays dans une seconde république ». Pour cela, près d’un tiers des articles de l’actuelle constitution sont en cours de réécriture afin de passer d’un régime présidentiel à un régime parlementaire. Le président aura moins de pouvoir et les deux chambres du Parlement sont renforcées le Sénat et le Majilis, sorte d’Assemblée nationale. Bien que l’ethnie kazakhe soit majoritaire, avec près de 65% de la population, le pays est multiethnique, avec une forte présence de Russes environ 20%. Cette diversité est le résultat de la longue présence dans l’empire soviétique, de nombreux Allemands et Baltes ayant été déportés au Kazakhstan, où vivent désormais leurs descendants. L’enjeu du pays nouvellement indépendant a été de cimenter une unité nationale et de faire primer l’appartenance au Kazakhstan sur l’appartenance à l’ethnie. Le risque de scission des minorités turkmènes ou ouzbeks était réel. La part des Russes a fortement diminué au cours des trente dernières années, renforçant d’autant l’ethnie kazakhe. Le déplacement de la capitale d’Almaty à Astana, dans le nord du pays et à proximité de la frontière russe, était une façon de marquer l’espace et d’éviter que les territoires du nord ne soient récupérés par Moscou. L’actuelle guerre en Ukraine donne raison à ceux qui craignaient une ingérence de la Russie dans son étranger proche. En envahissant l’Ukraine, Poutine n’a pas seulement perdu sa crédibilité auprès des Européens et des Occidentaux, il s’est aussi coupé de ces anciens pays d’URSS, notamment ceux d’Asie centrale et des pays baltes, qui sont d’autant plus convaincus d’accélérer leur indépendance et leur autonomie à l’égard de la Russie. On peut comprendre la nostalgie des Russes à l’époque soviétique, un seul passeport permettait de se rendre de la Sibérie au Turkestan, de l’Europe du nord aux confins de l’Asie centrale et partout le russe était parlé. Désormais, des frontières ont été hérissées et, si le russe est encore utilisé au Kazakhstan, l’anglais y est de plus en plus prédominant. Pour répondre à l’enjeu ethnique, les Kazakhes ont créé une assemblée originale l’Assemblée des peuples du Kazakhstan APK, qui regroupe les représentants des ethnies et des religions et qui se réunit au moins une fois par an. Dans une grande salle des congrès qui reprend l’esthétique des yourtes mongoles, avec tapis moelleux au sol et plafond en forme de tente biseautée, les différents délégués présents donnent à la réunion une allure de Michel Strogoff autour du grand khan. Avec leurs habits traditionnels, leurs toques de fourrure, leurs médailles de l’armée rouge pour les plus anciens, c’est toute l’Eurasie qui se retrouve lors de ces réunions. Pour le Kazakhstan l’enjeu est vital éviter l’éclatement du pays, maintenir son unité, empêcher le développement de mouvements sécessionnistes et de l’islamisme. La formule fonctionne, le pays ayant réussi à être viable, ce qui était loin d’être acquis lors de son indépendance en 1991. Attraits économiques L’erreur des Russes est d’avoir fait primer la politique sur l’économie. Plutôt que de vouloir maintenir une emprise politique sur son ancien empire, Moscou aurait dû passer par le renforcement des liens économiques et le développement des échanges via ses entreprises. Un pays omniprésent au Kazakhstan est ainsi l’Italie, premier investisseur européen dans le pays. Par l’agroalimentaire bien sûr les restaurants italiens, de pâtes et de pizzas, sont omniprésents dans la capitale et les grandes villes, mais aussi par l’industrie technique et pharmaceutique. Évitant de passer par les canaux diplomatiques longs et trop liés aux aléas des relations politiques entre les pays, les entrepreneurs italiens ont négocié directement et ont ainsi pu gagner de nombreuses parts de marché. La Suisse est l’autre pays européen très présent au Kazakhstan. La France se classe en dixième position des investisseurs, derrière les Pays-Bas. Avec une élite cultivée et de haut niveau et un développement économique en pleine croissance il y a pourtant beaucoup plus à faire au Kazakhstan et en Asie centrale qu’en Afrique. Entrepreneurs et entreprises françaises ont une grande carte à jouer dans les steppes de l’Eurasie. L’Amour est un fleuve d’Asie s’étendant sur 4354 km depuis la source de l’Argoun, un autre fleuve asiatique, et se jetant dans le détroit de Tatarie en face de l’île de Sakhaline au sud de la mer d’Okhotsk. Il est le quatrième fleuve le plus long d’Asie. Une grande partie de son cours établit la frontière entre l’Extrême-Orient russe et la Chine, ce qui lui confère une importance stratégique capitale. Son bassin s’étend sur 1,7 million de km2 et couvre une partie de la Mongolie, de la Chine et de la Russie. Dans le contexte de rivalité croissante entre les puissances, en quoi l’Amour a-t-il une place clé dans les relations entre Russes et Chinois ? Le fleuve Amour peut ainsi s’avérer être un exemple atypique à valoriser en dissertation de quoi sortir du lot en géopolitique ! Nous verrons dans un premier temps la conquête russe d’un fleuve chinois puis nous étudierons l’importance économique et culturelle de celui-ci. Enfin, nous montrerons que l’Amour est un fleuve charnière » entre deux mondes. La conquête russe d’un fleuve chinois Avant l’acquisition du bassin de l’Amour, la Sibérie avait uniquement le port d’Okhotsk comme débouché sur le Pacifique. Il était bien difficile d’y parvenir en raison des marais et des bois. L’Amour a ouvert aux Russes une issue vers cet océan. Ce n’est qu’en 1636 que les Russes entendirent pour la première fois parler du fleuve. Le gouverneur de la ville de Iakoutsk dirigea plusieurs explorations vers celui-ci. La plus importante fut menée par le commandant Vassili Poyarkov, premier Russe à avoir navigué sur l’Amour depuis l’un de ses confluents, la Zeïa, jusqu’à son embouchure. Les expéditions qui suivirent permirent de construire plusieurs forts le long du fleuve comme celui d’Albazin. L’une de ces expéditions, conduite par le russe Stepanov, s’aventura plus au sud, sur le fleuve Sungari, mais fut stoppée par les Chinois. Quelques années plus tard, lui et 270 autres camarades furent tués à l’embouchure de ce même fleuve, ce qui força les Russes à abandonner temporairement la zone. Dans les années 1670, bien que les expéditions sur l’Amour aient été déconseillées, les habitants d’Albazin persistèrent à vouloir explorer le fleuve. Logiquement, un conflit avec la Chine éclata de nouveau. Mais il aboutit cette fois-ci à la signature d’un traité fondateur le traité de Nertchinsk qui délimita pour la première fois la frontière russo-chinoise et qui décida de la destruction d’Albazin. C’est le premier traité conclu par la Chine avec une puissance européenne. Les Russes furent refoulés au-delà du grand fleuve mais obtinrent la permission de faire du commerce en territoire chinois pour les nationaux munis d’un passeport en règle. À la suite de ce traité, la guerre laissa place à un jeu politique complexe de part et d’autre de la frontière les ambassades. Ces missions politiques délicates mises en place par chaque camp avaient pour but de faciliter la signature d’accords entre les parties ou simplement de faire pression sur l’adversaire dans tel ou tel domaine. Quoi qu’il en soit, les Russes ne perdirent pas de vue l’occupation de l’Amour. En 1725, un nouvel accord fut d’ailleurs signé la frontière fut mieux définie et de nouveaux arrangements furent pris pour les caravanes de marchandises russes. Cet accord posa les bases de la relation entre la Russie et la Chine jusqu’au XIXe siècle. À la suite d’un arrangement en 1851, les Russes obtinrent d’établir une maison de commerce à Kouldja la proie que convoitait le pays depuis 169 ans allait enfin lui appartenir. De nouveau, les Russes explorèrent en bateau l’Amour, chose inédite depuis le traité de Nertchinsk. Et le 16 mai 1857, le traité de Pékin fut signé avec la Chine. Il déclara russe la rive gauche de l’Amour depuis l’embouchure du fleuve jusqu’à l’Argoun la conquête était achevée. Le fleuve Amour, une importance économique relative L’Amour régna pendant longtemps sur les peuples de Sibérie dont il façonna la vie, inspira l’art, les traditions et les croyances. Il est l’épine dorsale de la région et coule sur une terre aux climats contrastés, associant faune et flore nordiques et quasi tropicales. On retrouve par exemple dans son bassin la taïga, forêt boréale composée de conifères pins, sapins, épicéas, mélèzes associés aux feuillus bouleaux, aulnes et dont l’écosystème est extrêmement riche. Cette forêt est d’ailleurs le symbole le plus reconnu de la diversité et de la spécificité de la faune russe. Le fleuve, dès la confluence de l’Argoun et de la Chilka, est entièrement navigable. Il permet de transporter vers l’ouest du bois et du pétrole et vers l’est des céréales, des machines et autres produits provenant de Russie occidentale. En raison des températures très basses, ses eaux glacent six mois par an, ce qui rend impossible toute navigation sur son cours. Les 14 barrages hydroélectriques de plus de 15 mètres de haut ont permis l’industrialisation de la région. De même, la régularisation du cours du fleuve a entraîné le développement de l’agriculture. Ses ressources en poissons ne sont pas négligeables. On dénombre jusqu’à 100 espèces, dont deux particulièrement représentées l’esturgeon de l’Amour et l’esturgeon Kalouga. La pêche la plus lucrative est celle des salmonidés famille regroupant saumons, ombles, ombres, truites et corégones. Ces derniers remontent le cours du fleuve depuis le Pacifique à la fin de l’été et au début de l’automne pour se reproduire en eau douce. Enfin, la région de l’Amour n’est pas dépendante des cours du pétrole. Ses ressources naturelles et sa proximité avec la Chine lui permettent d’amortir en partie les aléas de la conjoncture économique. III – Un fleuve charnière » entre deux mondes Les Chinois construisent beaucoup le long de l’Amour, ils cherchent à nous impressionner » ces mots d’une Russe professeure de français à l’université d’État Blagovechtchensk, ville frontalière avec la Chine, reflètent bien la place du fleuve dans la relation entre les deux pays. À l’université, l’apprentissage des deux langues montre la volonté d’approfondissement des relations. En effet, les deux voisins sont officiellement amis ». Les touristes chinois sont de plus en plus nombreux à passer le fleuve, attirés notamment par des bijoux en or à moindre prix. À l’inverse, les populations russes souffrent de la dévaluation du rouble et se rendent donc beaucoup moins fréquemment en Chine. Par ailleurs, la crise en Russie et le ralentissement de l’activité économique chinoise plombent les relations commerciales entre les deux puissances. Selon le directeur de la chambre de commerce russo-chinoise de Blagovechtchensk, les échanges ont diminué de 30 % en 2015-2016. Certes, les volumes exportés augmentent mais les recettes ont baissé en raison de la dévaluation. Depuis les années 1990, l’idée de construire un pont sur le fleuve reliant les deux pays ne cesse d’être au cœur des débats. Le pont aurait pour vocation le transport de marchandises, la région étant un point de transit stratégique. La Chine voudrait accélérer le mouvement alors que la Russie semble vouloir le ralentir. De nombreux obstacles sont apparus, comme un terrain peu adapté, l’absence d’infrastructure, la bureaucratie et un centralisme écrasant. De plus, les régions russes se livrent à une rude concurrence pour obtenir le financement de l’État. Toutefois, les travaux ont finalement commencé et le pont devrait voir le jour en 2019. La conjoncture économique n’arrange pas les choses mais la lenteur de l’avancée du projet camoufle en réalité une crainte historique de la poussée chinoise dans la région. Environ 40 millions de Chinois vivent dans la province frontalière du Heilongjiang tandis que seulement 6 millions de Russes vivent en Extrême-Orient. Même si des mesures incitatives ont été mises en place, ce nombre ne fait que diminuer. Le quota des travailleurs chinois a d’ailleurs été réduit ces dernières années. Le pouvoir central a peur des étrangers et bloque ainsi le développement de la région. Faute de travail, les Russes s’en vont et les espaces se marginalisent peu à peu. Conclusion sur le fleuve Amour Le fleuve Amour n’a pas toujours marqué la séparation entre les deux grandes puissances régionales que sont la Russie et la Chine. Sa conquête par les Russes fut longue et complexe. La région, d’une importance économique relative pour la Russie, n’en demeure pas moins fondamentale pour la biodiversité. À l’heure où les grandes puissances s’affrontent dans un certain nombre de domaines, le fleuve occupe logiquement une place clé dans les relations entre les deux pays et notamment au travers du projet de construction d’un pont les reliant.

carte de la siberie et ses pays voisins